Les bienfaits du zéro déchet


Pour le premier article, je souhaitais développer ce sujet qui me tient à cœur : le zéro déchet.


Sans nous en rendre vraiment compte, nous jetons chaque jour énormément de choses.

Selon l’ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), chaque personne produit à elle seule 573 kg de déchets par an !



Source : www.ademe.fr

Du coup les déchèteries sont saturées et ce sont des milliers de tonnes de déchets qui se retrouvent jetés dans la nature, menaçant de détruire la faune et la flore.


Face à ce constat, il est important je pense de ne pas attendre un changement du gouvernement ou des grosses entreprises pour agir. Bien que ces dernières participent grandement au problème climatique, ce sont les citoyens qui, en changeant leurs habitudes, vont "forcer" automatiquement la transition de ces entités, bien obligées de s'adapter pour suivre les nouvelles exigences écologiques de leurs clients. Chacun à son échelle peut ainsi faire beaucoup pour améliorer la situation.

Cela commence notamment par la prise de conscience de ce que l'on jette : n’oublions pas que pour chaque produit que l'on met à la poubelle, il a fallu de l’énergie et de nombreuses ressources prises à la planète, l'épuisant un peu plus, pour les fabriquer. Sans parler de la pollution dégagée lors du processus. Puis le produit est finalement utilisé, une fois, et jeté à la poubelle... Et ce n’est pas fini !

Car, recyclable ou non, sa destruction/transformation engendre elle aussi une consommation de ressources et d’énergie ainsi qu'une pollution de l'air conséquente !

Et tout ce cycle infernal recommence automatiquement pour chaque objet et accessoire jetable utilisé au quotidien que l'on jette puis rachète de nouveau... Sachant que nous sommes plus de 7 milliards sur Terre dont les 3/4 citoyens de pays moyennement à très développés, la multiplication a de quoi donner le vertige...

Pour illustrer plus clairement les conséquences de ces objets jetables du quotidien, je vous ai conçu une petite infographie sur l'impact d'une feuille d'essuie-tout.

Mis à part quelques changements dans la liste d'ingrédients chimiques, ce schéma vaut également pour tous les autres produits qui proviennent de l'industrie de la pâte à papier, transformé ensuite en papier tissu, tels que les mouchoirs en papier, les serviettes de table en papier, le papier toilette, une partie des couches et serviettes hygiéniques.

Pour mon schéma je me suis servie des rapports de l'ADEME, du WWF et de Greenpeace, dont je vous recommande l'excellent article à propos des coulisses d'une des plus grosses entreprises de papier hygiène jetable.


Et si la transition pour le changement climatique commençait finalement tout simplement par l'utilisation d'une lingette lavable à la place des quantités de feuilles d'essuie-tout, dont l'impact est loin d'être négligeable comme on vient de le voir ?


Par ailleurs, tous ces objets du quotidien, jetés et rachetés sans cesse, finissent par représenter une belle petite somme d’argent, qui accompagne finalement elle aussi ces objets (et tous ces arbres centenaires...) à la poubelle.


Les lingettes et serviettes hygiéniques lavables, mouchoirs et autre serviettes de tables en tissu étaient des objets d’usage courant pour nos parents et grands-parents.

Leur utilisation quotidienne ne remonte donc pas à si loin que ça.

Par ailleurs ils ne demandent pas forcément une plus grande consommation d'eau ni de temps à l'usage puisque leurs dimensions réduites leur permettent de se glisser aisément dans une machine que vous lancerez de toute façon pour vos vêtements.


Une bonne manière de commencer la pratique du zéro déchet peut être par exemple de choisir de consommer des aliments en vrac (issues de l'agriculture biologique de préférence), et d'utiliser ses propres bocaux pour le transport ou bien des sachets lavables en tissus.

Voila une très bonne manière d’associer geste pour la préservation de la planète et économies puisque les aliments bio en vrac sont souvent moins chers sans tous ces emballages superflus.


Tendre vers un mode de vie zéro déchet permet ainsi non seulement de réaliser de belles économies tout en préservant la planète, mais aussi de bénéficier d’une meilleure santé.

Car le coton conventionnel que l'on retrouve notamment dans les carrés de coton démaquillants ou pour la toilette des bébés est loin d'être "tout blanc" ! En effet, à l'échelle mondiale, le coton issu de l'agriculture conventionnelle consomme à lui seul 25% des pesticides, pour seulement 2,5% des terres cultivées dans le monde. Mais ce n'est pas fini ! Il faut ensuite lui ajouter du chlore, azurants optiques et autre produits chimiques pour sa fabrication et blanchiment. Les accessoires en papier jetable comme on a pu le voir précédemment ne valent malheureusement pas mieux...

Les produits en coton biologique certifiés GOTS ne comportent quant à eux aucun produit chimique ni pesticide, sont hypoallergéniques et respectueux de l'environnement.

Je présenterai plus en détails les différences entre le coton conventionnel et le coton bio dans un autre article, car il y a là beaucoup à dire...


Bref, vous l'avez compris, la pratique du zéro déchet au quotidien ne propose pas de revenir au stade du Moyen Âge, mais bien d'effectuer un retour nécessaire vers une consommation plus raisonnée et des pratiques plus saines et durables. Ceci pour une meilleure qualité de vie et une planète préservée pour demain. :-)



Source : pixabay.com

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